Enregistrement d'une nouvelle toune en français

J'ai des sentiments partagés en ce temps de promotion de mon album anglophone à venir. Je connais les Québécois pour être ouverts à tout genre de musique, et très généreux dans leur appui d'artistes du Québec, qu'ils chantent en français ou en anglais. Mais j'ai envie de dire que plutôt que d'écouter mes trucs en anglais, allez écouter Klo Pelgag ou n'importe lequel ou laquelle des artistes francophones d'ici (ou d'ailleurs), ou bien re-visiter les chansons et les oeuvres des classiques comme Steve Faulkner, Harmonium et autres, les musiciens qui m'ont épaté lorsque je vivais en Colombie-Britannique, et qui ont éveillé ma passion pour la culture québécoise et qui sont largement responsable de m'avoir attiré au Québec, où j'habite depuis maintenant près de 30 ans. 

C'est sûr que j'aimerais faire plus en français, et je le ferai, mais que veux-tu? Je ne l'ai pas volé : j'ai grandi avec les sonorités et les sensibilités propres à la musique de mon époque dans l'Ouest canadien, fortement influencée par les artistes états-uniens et britanniques, qui filtraient souvent le blues et le soul du Sud américain. J'ai parcouru les provinces et les territoires de l'Ouest en chantant du pop et du country durant 20 avant avant de venir au Québec et d'intégrer des chansons françaises à mon répertoire lors de mes soirées à chanter sur le "strip" de Hull aux années 90, où j'étais l'artiste "maison" à Louis José.

Lorsque les idées me viennent, c'est surtout en anglais - c'est le langage musical que je connais au bout des doigts, mais je peux traduire ces idées en français parfois. La seule exception c'est G'Ling G'Ling, qui était songée et inspirée totalement en français. Un fait vécu, quoi. La pauvreté de mes sensibilités musicales en langue français m'amène et ne m'aventurer que rarement hors du domaine du comique. La encore, il y l'exception : J'ai acheté la compagnie, une traduction, oui, mais une belle réussite, à mon idée, surtout pour ceux et celles qui se rappellent encore de la vieille publicité de Gillette, ou le magnat des rasoirs déclare, "Je les aimait tellement que j'ai acheté la compagnie!"

Mais heureusement il se dessine loin à l'horizon des collaborations avec des musiciens-amis francophones, et je prévois au moins une toune en français, que je vais enregistrer cette fin de semaine, mais qui risque de ne pas sortir qu'un peu plus tard. On verra. 

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